"le lendemain s'instruit, des leçons de la veille.".. C'est un regard sur le passé...qui explique le présent.

Quelques pensées pour introduire..

De Sénèque: "Il faut toute la vie pour apprendre à vivre.

Le Chevalier de Bouflers ajoute:"L'art de vivre est une tactique, où nous serons longtemps novices.

Sénèque rajoute: "La vie ressemble à un conte, ce qui importe ce n'est pas sa longueur mais sa valeur."

Enfin un proverbe nous enseigne: "Si tu ne peux pas construire une ville, construis un coeur".

Voilà autant de pensées sonnant comme un challenge à relever, dans le parcours d'une vie humaine ; nous en tirons comme leçon, qu'en pélerinage sur cette terre on ne finit jamais d'apprendre.

Le rappel du passé permet de comprendre le présent...

Faire connaissance impliquera une référence au passé, non dans un esprit contemplatif mais pour comprendre comment son déroulement a pu aider la construction de l'état présent, tout autant qu'il ouvre les perspectives des actions futures.

Une caractéristique notable de ce parcours de vie de Me Diassi, c'est son orientation vers le service, le service des hommes.

En effet la vie sociale est faite d'une multitude de liens et chacun dépend de l'autre pour apprendre et évoluer. Rien ne se fait pour un simple bénéfice individuel, car ce qu'on a pu recevoir des autres vous grandit lorsque vous assumez le devoir de l'enrichir par le partage.

Cette leçon bien comprise est une ligne directrice de toute notre action et de tout notre vécu.

Un aperçu sur notre parcours de vie ...

François Diassi est un avocat sénégalais  consultant en justice juvénile depuis 1996.

Ainsi avec des compétences développées en Justice juvénile, en Formation et expertise technique:

Il a ainsi conduit dans divers pays africains (Sénégal, Mali, Guinée, Mauritanie, Burkina Faso, Bénin , Burundi, République démocratique du Congo) des formations sur cette thématique, au profit des acteurs judiciaires.

Dans ces pays il a été au premier rôle, pionner dans les activités de formation et d'encadrement des acteurs judiciaires, favorisant ainsi l'emergence des réformes des cadres légaux de prise en charge des mineurs en conflit avec la loi. c'est particuliérement le cas en Mauritanie, où il a été présent tout au long du processus d'accompagnement avant et après l'adoption de la loi nouvelle de prise en charge pénale des mineurs en  2005.

Cette activité de formation a été enrichie par sa connaissance pratique de cette problématique, puisque il a conduit auparavant comme manager, l’execution d'un programme d'assistance aux mineurs en conflit avec la loi, pendant  6 années durant (1996 à 2002) au Sénégal; activités reconnues et gratifiées en 1998, par le Président de la République du Sénégal, d’une médaille honorifique de Chevalier dans l’Ordre National du Lion.  

Au Burundi concomittament, le dit consultant a été expert co animateur de la première table ronde sur la justice juvénile, organisée sur place en 2002 par Terre des hommes. Et depuis cette date il y a assuré de 2004 à 2008, toutes les formations organisées par Terre des hommes au profit des acteurs judiciaires sur cette thématique.

Et c’est ainsi que dans ce cadre en 2007 d’abord puis en 2008, il s'est réalisée sous sa direction , la formation en renforcement des capacités des acteurs judiciaires du projet pilote de Tdh /Binub installé à Ngozi.

A ce même titre il a assuré les formations organisées par le projet Tdh/DFID en 2012 pour l’appui à la mise en place d’un système de justice juvénile au Burundi. Il créera alors un ouvrage technique dédié à l'encadrement de ces formations, appelé Mémento. 

En 2013 après l'adoption par le Burundi de son nouveau cadre légal de prise en charge des mineurs, il assurera toutes les formations de bases requises pour l'ensemble des acteurs de la chaine pénale.

A cette même époque à son retour au Sénégal, il co-animera pour le compte du Centre de Formation Judiciaire de Dakar en partenariat avec l'Institut des Droits de l'Enfant de Sion (Suisse) et l'Ambassade de Suisse, un cycle de formation de formateurs en Justice Juvénile, qui se répétera jusqu'en 2016.

Puis il rédigera en co animation sur mandat de l'UNICEF Bureau du Sénégal, le document préparatoire de la réforme de la prise en charge pénale des mineurs au Sénégal.

Ce militantisme de Me Diassi pour l'Enfant, tire ses racines de ce qu'il a été très actif pendant son cursus scolaire et universitaire, dans les mouvements associatifs de jeunesse, à savoir  les Scouts et Guides (Paroisse de Pikine au Sénégal), le Mouvement des Coeurs Vaillants et Ames Vaillantes du Sénégal où il a occupé des postes de responsabilité au niveau national. C'est donc ce ferment et cette conviction dans les capacités de l'enfant à pouvoir bien évoluer s'il dispose de l'encadrement qui sied, qui aujourd'hui le motive en tout ce qu'il fait dans ces activités au profit de l'Enfant.

Me Diassi dispose également de capacités en management de programmes de développement :

Car au delà de son action en justice juvénile, Me Diassi a aussi été le représentant local (Sénégal) de l'ONG Diakonia active dans l'appui au développement, et a ainsi accompagné ses projets au profit de ses divers partenaires au Sénégal. A ce titre, une des actions importantes entre autres, aura été d'accompagner toute la réalisation du forage de Médina Djikoye, grâce auquel 11 villages de la région de Fatick, dans le département de Toubacouta, bénéficient d'eau potable pour leurs activités.

Un autre type de ses actions, sera celui relatif à l'accompagnement  de Sida Service, une ONG oeuvrant dans le domaine du VIHSIDA. Me Diassi  membre à cette époque de son comité directeur, appuiera toute la construction, juridique de l'armature institutionnelle de cette organisation, y accompagnera des formations juridiques de base, nécessaires à l'action de l'organisation, dans les thématiques liées au droit.

Une vie humaine s'enrichit chaque instant de nouvelles expériences, mais telle peut être le résumé pour l'instant les points saillants de ce parcours de vie.

Aujourd'hui cette expérience accumulée, mérite d'être capitalisée pour servir à susciter plus d'engagement pour d'autres personnes encore, sur cette thématique d'avenir que constitue les droits de l'enfant, et ce blog professionnel vise à contribuer à cela.

 Il y a cependant eu bien des étapes antérieures, avant d'arriver au niveau actuel, et il reste utile d'y jeter un regard retrospectif pour en déterminer les contours.

Me Diassi avec les magistrats de Congo RDC lors d'une formation en 1997

En Guinée 1998, première formation en Justice Juvénile sous la direction de Me Diassi et André Dunant

Notre parcours de vie a suscité une vocation pour servir la famille et l'enfant, mais d'où cela nous est il venu ?

C'est une longue histoire à raconter...

Si on lit dans les événements de sa vie on observe que la Providence se donne du temps à construire votre itinéraire. 

Là par exemple je me rappelle des années d'efforts dans le Mouvement des Coeurs Vaillants et Ames vaillantes où nous avons appris à nous occuper et à accompagner nos jeunes frères avec dévouement et désintéressement. Ainsi chaque mercredi nous donnions du temps de travail à cela. Et périodiquement dans des ateliers de travail nous construisions nos stratégies d'intervention. Ensuite annuellement nous nous retrouvions pour faire l'évaluation des activités de l'année et aussi pour construire la ligne directrice de l'année à venir, ce que nous appelions la "campagne d'année", thème mobilisateur qui nous tenait en haleine.

Si je regarde bien, je vois que tous ces efforts de formation m'ont beaucoup servi actuellement dans la conduite des activités de formation en droits de l'enfant.

J'ai aussi vu ce que sont devenu des enfants accompagnés, en termes de potentialités, d'épanouissement suscitées, favorisées; comme quoi la graine dont on s'occupe gagne toutes les chances de produire du fruit.

J'en ai tiré une conviction dans la foi et l'effort à faire pour aider les enfants à grandir, par un encadrement, source d'un environnement protecteur.

J'en ai compris que la famille aussi méritait toute notre attention, pour ce qui est de sa sauvegarde, vu son rôle irremplaçable dans cet encadrement. 

Je pense que la source de toute cette vocation est né de là. Là je n'oublierai pas un personnage fort dans cette aventure de réflexion et d'action, qui m'aura marqué et aidé dans ce cheminement, le Père Stephan.

Pourqoi le Père Stephan; nous étions à l'époque adolescents (notre équipe), quand nous l'avons croisé; pour ma part personnelle j'étais à mes débuts en Faculté de Droit.

En ce moment nous vivions de grands questionnements sur notre vie et les moyens de la construire, et le Père stephan a su de manière pédagogique, nous apprendre à réfléchir surtout par la méthode du "voir, réfléchir et agir", technique de réflexion bien connue dans le militantisme chrétien. Ainsi au fur et à mesure de la construction des campagnes d'années, c'est à dire les lignes directrices d'action pour l'accompagnement des enfants, nous avons su identifier et comprendre la gestion des problèmes, ensuite par une saine réflexion d'analyse, susciter les bonnes décisions.

Quel meilleur accompagnement que celui là, qui nous a aidé plus tard à avoir une emprise sur les problèmes, pour mener de bonnes actions dans les choix futurs de la vie.

En effet cette méthode dynamique de réflexion apprise, est une véritable pédagogie de l'action sur le milieu, permettant sa transformation grace à un regard neuf à construire; c'est une belle expérience où action et spiritualité se mêlent.

Nous devons ainsi beaucoup au Père Stephan, pour nous avoir appris le respect des opinions émises par notre interlocuteur dans un débat, en veillant à ne jamais le sous estimer, le savoir être, la détermination dans l'action toujours précédée d'une réflexion objective, organisée, refusant les improvisations hasardeuses. Merci Père pour cet encadrement, je me rends compte aujourd'hui de toute son importance, cela dans toute action que je mène.

Il se confirme encore, en regardant tout cela, que la vie en des moments précis vous fait croiser des destins, des personnes qui vous façonnent, je traduis d'ailleurs cette leçon de vie dans mes développements à suivre dans la rubrique du blog intitulé, "mes rayons de soleil".

Je crois donc que rien n'arrive dans la vie par  hasard.

Une étape dans ce parcours, le bénévolat par l'accompagnement de préparation au mariage des couples catholiques de 1992 à 2012, en appui à la communauté...

Le mariage étape importante de la vie, premier acte fondateur de la famille mérite une préparation sérieuse des époux. A ce titre Me Diassi a été convié à cette tache à l'époque par le Père Francis Kihm. Et il l'aura conduit pendant plus de dix ans au profit du Doyenné du Grand Dakar. 

Ces couples avant leur mariage religieux étaient ainsi préparés à la connaissance de la loi civile. On peut aussi dire que cette activité en faveur des couples préfigure l'action pour l'enfant, car garantir le bon état du cadre d'acceuil de l'enfant est une action primordiale pour cet enfant et pour la société.

De là donc nait et grandit la vocation de servir la famille.

Je me rappelle de ces moments, arrivant dans une salle pleine d'une cinquantaine de couples en préparation vers ce jour de leur union. Un auditoire marquée certes de sa volonté, mais aussi sujet à pleins d'interrogations sur son parcours.

J'entamais alors un temps de partage sur l'expérience du droit de la famille, mais en plus sur la vie de couple. Et j'étais émerveillé à la fin de la rencontre, de l'esprit de gratitude, qui illuminait leurs visages.

Je ne pouvais certes apporter toutes les r&a

Notre idée à cette étape du parcours n'est pas une contemplation du passé, mais c'est une attention résolue vers le futur, c'est réfléchir  aux voies  et moyens de traduire les principes consacrés par la CIDE,  en formats concrets d'action pour l'enfant.

Il s'agit de s'interroger sur comment intégrer les principes de droit posés sur des aspects de relation concrete avec l'enfant, cela tout en ne méconnaissant pas dans l'analyse les différentes influences pouvant découler du contexte de vie.  

A titre d'exemple sur le simple thème de l'éducation tout un chantier de réflexion peut être ainsi ouvert, en termes de rappel des droits, de précision sur les objectifs de l'éducation, d'analyse sur les interdits, l'expression de l'autorité parentale, de précision sur les valeurs à transmettre...etc.

De la même façon on peut s'intéresser aux modalités concrètes de la garantie de l'intérêt supérieur de l'enfant dans ses différents lieux de vie, ce qui est à faire ou à ne pas faire, quelle compréhension et vécu de la notion par les acteurs concernés dans le contexte africain.

On peut encore étendre toute cette recherche sur tous les principes fondamentaux de la CIDE.

Ainsi sur ces seuls thèmes cités que de choses à dire et faire, et ensuite combien d'autres thèmes de réflexion comparables restent encore à développer à ce titre. Et sur une telle réflexion bien des spécialistes doivent concourir.

Voilà à mon sens tout un chantier ouvert auquel nous sommes tous invités en contribution par la réflexion pour l'édification de notre société.

Ce sont ces nouveaux défis de travail qui  nous interpellent.

Le chantier des droits de l'homme particuliérement celui de l'enfant est un énorme challenge de travail restant à accomplir. Il fait partie des objectifs fondamentaux du developpement social des pays et pour cela il mérite la plus grande attention.

C'est bien des leçons apprises qui maintenant jalonnent ce vécu apportant une clarté d'évolution à faire essaimer.

C'est une expérience acquise non par le fait du hasard, mais par le fruit d'un travail acharné, constant, pésévérant, donc à la force des bras et sur le terrain. Ce n'est donc de la théorie livresque accumulée, mais des émotions de vie, des contraintes, des interrogations vécues et d'où ensuite progressivement sous l'éclairage de l'esprit, sont nées  des idées, des solutions qui nous illuminent. 

Ce que nous avons obtenu ainsi, nous ne voulons le garder pour nous tout seul, cela se perdrait, mais le partageant ce capital expérience s'enrichira, et nous aurons donc accompli notre part d'étape dans ce pélerinage.

Les proverbes nous enseignent en effet: "de même que le fleuve retourne vers la mer, le don de l'homme revient vers lui".

 

C'est à ce titre qu'il s'offre par les rubriques suivantes l'occasion d'en assurer le partage.

Bien cordialement,

diassi francois